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Le pont de Saint-Gervais

 

Débutés en avril 2010, les travaux de construction de ce pont exceptionnel sont terminés. Plus qu'un pont, c'est un ouvrage d'art à vocations touristique, sportive et culturelle, unique sur l'hexagone, qui a été inauguré le 3 novembre 2012.

 

L’événement attendu depuis 1935 (77 ans !), a été célébré en présence du Préfet de la région Rhône-Alpes, Monsieur Jean-François Carenco, du Préfet de la Haute-Savoie, Monsieur Georges-François Leclerc, du Président du Conseil général, Monsieur Christian Monteil, du Maire et Conseiller général du canton de Saint-Gervais, Monsieur Jean-Marc Peillex, et des ambassadeurs de la station. Parmi eux, des sportifs d'exception tels que Ramôn Julien Puigblanque, champion du monde d'escalade, Alexandre Hayetine, ultra-traileur de premier plan mais également des écrivains ou journalistes fidèles à la station depuis de nombreuses années comme Jean-Christophe Rufin, Louise Eckland ou encore Gérard Holtz.

 

 

Le pont de Saint Gervais

 

 

Situé au pied du Mont-Blanc, le pont de Saint-Gervais se devait de se fondre dans son environnement. Pour ce faire, architectes et ingénieurs ont imaginé un ouvrage répondant aux exigences spécifiques de ce site alpin.

 

Complexe d'un point de vue technique, cette construction exclusive démontre une fois encore le savoir-faire et le dynamisme des entreprises françaises.

 

Le pont de Saint Gervais bénéficie de caractéristiques exceptionnelles :

. Une portée de 170 mètres sans appui : une prouesse technique résultant d'une conception mixte alliant deux hourdis précontraints en béton reliés par des diagonales métalliques.

. Une longueur totale du pont entre les deux rives de 240 m.

. Une hauteur de la gorge sous le pont de 80 m.

. Une travée centrale, très longue et d'une extrême finesse pour ne pas dénaturer le paysage.

 

Le pont de Saint Gervais

 

 

Le coût de la réalisation, études et travaux, s’élève à 22,366 millions d'euros : 77,5 % à la charge du Conseil général de la Haute-Savoie et 22,5 % à la charge de la Commune de Saint-Gervais.

 

Le résultat est à la hauteur des exigences : la légèreté et la finesse de l'ouvrage laissent la primauté visuelle au panorama grandiose de la chaîne des Aravis et du désert de Platé ; la majesté du site est intacte.

 

 

Le Pont de Saint Gervais

 

 

Labellisé « Chantier Bleu » dans le cadre de la politique de développement durable de Bouygues Construction, le nouveau pont de Saint-Gervais répond aux normes les plus exigeantes en matière de qualité, de sécurité et d'environnement.

 

Outre la vocation de « désengorgement » du centre de Saint-Gervais, cet ouvrage qui n'est pas uniquement destiné au trafic de transit, améliore la qualité de vie des saint-gervolains et des vacanciers. En effet, le pont est le nouveau lien qui homogénéise les deux rives du Bonnant dont les fonctions urbaines sont complémentaires.

 

A cela s’ajoutent des équipements sportifs et culturels intégrés à l'ouvrage qui lui procure des intérêts touristiques supplémentaires :

. Grâce à la plate-forme de saut à l'élastique installée sur la membrure inférieure du pont, les plus téméraires pourront tenter un saut de l'ange de 65 mètres, en toute sécurité.

. Les grimpeurs disposeront d’une salle et de murs extérieurs d'escalade dans la culée rive droite.

. La culture n’est pas oubliée grâce à une galerie d'exposition dans la culée rive gauche, dénommée « Pile-Pont-Expo ».

 

Enfin, avec ce nouveau pont de contournement, Saint-Gervais se positionne comme une des principales portes d'entrée du domaine skiable Evasion Mont-Blanc. A 15 minutes à peine de la sortie d'autoroute et de la gare TGV, l'accès aux pistes se fait désormais plus rapidement. Pour la clientèle de séjour, une navette pendulaire emmène les skieurs de la gare du Tramway du Mont-Blanc à la télécabine de Saint-Gervais-Le Bettex.

 

Bonne traversée…

 

Hugues Ferré

 

 

  


 

Démolition des ruines EDF de la galerie du barrage de la Girotte 

 

Les ruines EDF et notamment les deux bâtiments qui étaient si familiers à tous les randonneurs qui remontaient le vallon de la Balme n’existent plus. Je l’ai vérifié lors d’une randonnée le 30 octobre 2011…

 

Depuis des décennies, le caractère mystérieux de ces constructions m’avait toujours intrigué, voir fait imaginer une escapade pour atteindre le « Monastère (F4) », isolé et surplombant une pente très raide.

 

Finalement, je n’y suis jamais allé… et la disparition de mon objectif me laisse indifférent. En effet, le site est maintenant encore plus beau et cela m’importe davantage.

 

Hugues Ferré

 

 

Démolition des ruines EDF

 

 

La position de la Préfecture de Haute-Savoie…

(En réponse à un particulier qui souhaitait voir conserver ces ruines)

 

Le projet de démolition de ce bâtiment a fait l'objet dans le passé de discussions entre les services de l'Etat et d'EDF ; l'intérêt paysager et environnemental a été privilégié et il n'est pas envisageable pour nous (Etat) de revenir aujourd'hui sur ces accords.


Ce dossier a fait l'objet d'une procédure de demande d'autorisation de travaux en réserve naturelle, débuté en 2009, ayant fait l'objet d'avis et/ou compléments de la part de commissions de protection de l'environnement.


Vous devez donc bien comprendre que les démolitions des bâtiments d'EDF au sein de la réserve ne sont pas une simple demande d'EDF souhaitant se débarrasser de bâtiments vétustes mais bien un projet commun entre EDF (assumant aujourd'hui une responsabilité en terme de sécurité sur ces ouvrages), le gestionnaire de la réserve et les services de l'Etat (en terme de défense des intérêts paysagers et environnementaux de la réserve et du site Natura 2000).

 

Bien cordialement,

 

David Bachellerie
Préfecture de la Haute-Savoie

  

  

Le témoignage de l’ingénieur..


J’ai effectivement bien connu ces bâtiments dont j’ai été l’exploitant de 94 à 98. Ces bâtiments n’ont pas d’intérêts architecturaux, ils sont par contre un souvenir fort de cette période de l’hydraulique.

 

Il n’y avait souvent pas d’autres accès à ces cantines que le téléphérique de chantier. Les hommes étaient montés le lundi et passaient la semaine là haut dans la cantine et redescendaient en fin de semaine. De leur cantine, ils travaillaient au creusement des galeries.

 

Les téléphériques ont maintenant été déposés et il n’y a plus d’accès à ces bâtiments sauf par la galerie (ou en escaladant). J’y ai été par la galerie, lors d’une visite, la galerie étant hors d’eau. Sur le versant Mt Blanc, il y a toujours le téléphérique de Trè-La-Tête et la cantine à côté de l’ancienne prise d’eau. Garder une de ces cantines en souvenir de cette épopée aurait du sens, mais toutes pas forcément. Ceci dit, elles ne doivent pas gêner grand monde vu leur situation.


Pour finir, Pierre Blancher qui suit le dossier côté EDF, est un de mes camarades de promo de Supélec et collègue avec qui je travaillais lorsque j’étais à Albertville : il était alors Chef du Groupement de La Bâthie Roseland.


Merci pour le bon souvenir que me rappelle ce dossier.

 

Jean-François Lesigne
30 septembre 2011
 

 

  


  

Le Hameau de « La Chapelle » aux Contamines Montjoie

 

En quelques lignes, nous allons découvrir l'historique de ce hameau qui doit son nom à la chapelle qui en est le cœur.

 

Au XVème siècle, certaines familles édifiaient dans les églises, à leurs frais, des autels (particuliers) latéraux, afin d'y faire dire des messes à l'intention de leurs défunts. Cela créa des problèmes tels que messes dites simultanément, querelles d'enfants de chœur... Monseigneur FICHET, évêque d'Annecy ordonna leur disparition en 1471.

 

Ainsi, les familles qui désiraient conserver un autel devaient construire des chapelles dans la campagne. Un ou deux prêtres étaient chargés de célébrer, à des dates fixes, des messes, des messes fondées.

 

Aux Contamines, vous pouvez découvrir deux très anciennes chapelles, l'une au Baptieu et l'autre à La Chapelle.

 

Les chapelles sont placées sous le vocable (sous le patronage) de saints protecteurs ou guérisseurs.

 

Suite à un éboulement, « La Chapelle », en reconnaissance, a été fondée par Nicolas BOUVARD en 1662.

 

Cette chapelle est placée sous le vocable de trois saints :

Saint Martin, patron des couturiers et des maroquiniers,

Saint Clair, guérisseur des yeux,

Saint Antoine, patron des voyageurs et des animaux de bâts.

 

Au-dessus de l'autel, nous pouvons découvrir trois tableaux de ces Saints.

 

La Chapelle - Saints

 

 

« La Chapelle » est ouverte tous les jours, et est également régulièrement fleurie par les riverains. Quelques prie-Dieu portent encore le nom de personnes.

 

« La Chapelle » a été reconstruite au XIXeme siècle et a été bénite par Monseigneur RENDU, évêque d'Annecy, le 29 Juin 1851.

 

Nous pouvons lire au-dessus de la porte

 

La Chapelle - Fronton

 

Je remercie et dédie cet article à Janine VILLEMIN, qui a été très longtemps la « Dame » de confiance de « La Chapelle »

 

Support de l'article « Les Contamines en confidence... »

 

Christine Pernelle